Laisser le temps aux images de se télécharger

Déguster ces produits... c'est bon pour le moral !

Si l'on pouvait se parler...

J'aimerais vous faire part de toute la
passion que les mois d'été
m'apportent avec leur abondance. 

Je voudrais partager l'odeur de votre
bon goût que viendra agrémenter
ce petit mot de saveur.

Je vous souhaite alors de bien
déguster le "fruit" de
mon inspiration.

Bon appétit 

Sylvain Plourde

 

Bonjour Pâteux, il me fait grand plaisir en ce jour, de te faire connaître des visiteurs de mon site Web.

Tout d'abord, pour le bénéfice de mes visiteurs internautes, explique-nous pourquoi le prénom de "Pâteux" t'est-il attribué  ?

Dès que j'ai terminé mon cours de pâtisserie il y a 17 ans, ce surnom m'a été attribué parce que j'étais devenu pâtissier et depuis ce jour, il m'a littéralement collé à la peau. Souvent dans le domaine de la restauration et de l'hôtellerie, les pâtissiers héritent de ce surnom. Plus souvent qu'autrement (mais dépendant du contexte évidemment) je me présente du reste sous ce prénom au point que celui-ci ait pratiquement remplacé mon prénom usuel.

Raconte-nous comment a débuté ton amour pour la pâtisserie ?

Ceux qui me connaissent bien vous diront sans doute que c'est le plaisir de bien manger. C'est vrai, mais encore bien plus. Lorsque j'étais enfant, je m'en souviens encore très bien, je restais des heures de l'autre côté du comptoir de la cuisine où j'adorais regarder ma mère faire à manger pour la famille. Elle y mettait tellement de cœur, d'amour et de passion. Je la sentais si heureuse qu'à mon tour dans ma tête d'enfant j'ai associé que dans la vie, pour être heureux, il fallait cuisinier. Tout cela s'est sûrement joué dans l'inconscient mais a certainement contribué à m'initier au domaine de l'alimentation. Je dois vous avouer qu'aujourd'hui mon bonheur se trouve définitivement bien dans les cuisines.

Où as-tu acquis ta formation ?

J'ai suivi mon cours en 1982-1983 à l'École de cuisine de Rivière-du-loup, puisque je suis natif du bas du fleuve, plus précisément de Mont-Carmel dans le comté de Kamouraska. Durant cette 1e année, nous avions un module de pâtisserie où je perdais complètement là notion du temps. C'est vous dire combien déjà à cette époque; je me sentais vraiment dans mon domaine. Peut être est-ce ainsi que la pâtisserie pris même le dessus sur la cuisine proprement dite. Par la suite, je suis allé travailler comme cuisinier à l'hôpital d'Anjou à Saint-Pacôme, tout en jumelant d'être occasionnellement traiteur pour des amis à partir de chez moi. Rapidement sans même le rechercher ma petite entreprise a pris une envergure dépassant toutes mes espérances.

Pourtant lorsque je réalisais des desserts, je me sentais quelque peu limité dans ma créativité et ressentais le vif désir de me surpasser davantage. J'ai donc pris le taureau par les cornes et me suis inscrit à l'Institut du Touriste et de l'Hôtellerie du Québec situé à Montréal. À l'époque, en janvier 1985, il s'agissait bien du seul endroit accessible. Ce fut donc le grand départ pour la ville et croyez-moi, il s'agissait là de tout un changement de vie. Partir de la campagne signifiait quitter ma sécurité, mon entourage et aboutir à Montréal dans un milieu si impersonnel où j'étais inconnu de tous. Il va de soi que mes débuts furent assez difficile. Heureusement, ce cours était tellement passionnant, captivant qu'il me stimula même à suivre d'autres formations dans le même domaine un peut partout en ville.

Quelles furent les expériences les plus marquantes
liées à ton métier ?

À la suite de mon cours, j'avais décidé de prendre un peu d'expérience avant de retourner dans le bas du fleuve projetant d'y ouvrir mon propre commerce au futur. J'ai donc débuté à Montréal dans un salon de thé rue Laurier. Puis, successivement dans un beau restaurant au Vieux Saint-Gabriel, situé dans le vieux Montréal, ainsi qu'au grand hôtel Delta du centre ville. Au fil des années, mon désir de retourner à mon village natal s'estompa peu à peu. Puis, j'ai connu un moment magique à l'hôtel Far-Hills à Val-Morin dans les Laurentides, où j'y ai vraiment trouvé le grand bonheur.

Je demeurais sur place avec une vue magnifique donnant sur les montagnes avec en prime un climat de travail absolument exceptionnel, grâce aux propriétaires M. et Mme Smith, des gens aussi extraordinaires que profondément humains.

Dans une telle ambiance, au sein d'une équipe aussi formidable, où régnait véritablement les valeurs familiales de mes origines, je n'ai jamais calculé mes heures de travail tant la passion et l'amour de mon métier s'y trouvaient pleinement appréciés. Ma motivation était telle que je me souviens m'être parfois levé en pleine nuit sous l'inspiration d'une recette de gâteau afin de la réaliser sur le champs.

Cette expérience nous a conduit le chef du Far-Hill Sylvain Cormier et moi à ouvrir notre propre restaurant le Maestro de Saint-Sauveur. C'est sans contredit là où je me suis le plus investi durant un peu plus de deux ans. J'y ai découvert combien j'éprouvais de plaisir à communiquer avec mes clients. Ceux-ci étaient pour moi comme des invités en ma demeure. Il m'arrivait même parfois de les accueillir à partir de l'extérieur du restaurant.

Je cherchais désormais comment joindre idéalement le plaisir des relations humaines à celui d'être pâtissier justement au moment où une merveilleuse opportunité s'est présentée. C'est ainsi que depuis huit ans j'enseigne la pâtisserie à l'École hôtelière des Laurentides de Saint-Adèle.

Tu as un jour décidé de te lancer dans la grande aventure de créer un produit 100% québécois. Pourrais-tu nous parler
de ce produit... de quoi s'agit-il ?

Au départ, comme l'école se trouvait fermée durant la période estival et que j'étais habitué à travailler l'été, je cherchais à m'occuper. Lors de la 1e saison, je filais à l'aventure sur ma moto mais l'été suivant cela ne me suffisait plus. Donc, j'entrepris, histoire de m'amuser, de réaliser quelques 200 pots de confiture en guise de cadeaux pour mon entourage. Mon amie Marie-Josée et moi-même prenions un plaisir fou à si bien décorer chaque pot de façon personnalisée que chacun d'eux devenait pratiquement un véritable chef d'œuvre tant pour les yeux que pour la panse.

  Et comment du bouche à oreille t'es-tu rendu jusqu'au marché d'alimentation ? Parle-nous de ton cheminement.

L'enthousiasme et les commentaires de mon entourage furent si encourageants que l'idée m'est venue de les proposer en boutique. Le succès fut suffisant pour devoir répondre à la demande avec plus de 12 sortes de confitures, marmelade, gelée et chutney différents. Puis, un marché d'alimentation me proposa de passer de contenants de 250 ml à 500 ml.

Je ne pensais vraiment pas que tout cela prendrait une telle envergure. Désormais je dus renoncer aux boutiques afin de me consacrer au grossiste S. Bourassa de Saint-Sauveur, tout en portant autant de soin à la présentation de l'emballage de mes produits.

Je crois bien que mon succès vient du choix des variétés de mes combinaisons. J'offre par exemple une confiture de bleuets et poires, une aux fraises ananas et fruits de la passion; aux framboises et pêches ou encore une marmelade aux quatre agrumes, etc. La rareté de tels produits me distingue des autres sur le marché.

Aujourd'hui, as-tu des projets d'exportation en dehors du Québec

J'en suis encore à mes débuts puisque l'enseignement occupe la plus grande place dans ma vie. Mon entreprise avance progressivement. Je songe actuellement à confectionner une confiture sans sucre, un autre chutney et peut être même une confiture bien différente de tout ce que j'ai déjà produit. Donc, c'est à suivre… Mais je ne vous cache pas que l'idée de voir un jour mes produits à Montréal fait partie de mes aspirations. Je sais que les portes s'ouvrent toujours là où il le faut au moment opportun. Je reste donc ouvert aux événements et aux signes du destin. Qui sait ce qui peut se produire suite à cette entrevue chère Céline…

Comment mes lecteurs peuvent-ils se procurer cette création
si délectable ?

Bien sûr, à Saint-Sauveur chez le grossiste " S. Bourassa " tout juste à la sortie 60 de l'autoroute 15 (derrière).

Pourrais-tu nous donner une idée du prix de cette belle idée cadeau idéal pour la St-Valentin ?

Chez ce marchand, le prix du pot de 500 ml est de $5.95 et celui du panier cadeau est de $17.95. 

Si un contact grossiste s'intéresse à ton produit, peut-il communiquer avec toi ?

Évidemment, ma boite vocale est le numéro : (450) 227-8817

Merci infiniment pour ton merveilleux témoignage.  Je suis certaine que mes lecteurs ne manqueront pas de se sucrer le bec très prochainement avec les délices de la vallée.

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